Supportrice de l'ASM à Beaumont, rencontre cougar
3 septembre 2026
Au bureau, je teste la résistance des pneus. Au stade Marcel-Michelin, je teste surtout celle de mes cordes vocales. En février, j'ai parié avec un collègue de trente ans que l'ASM battrait Toulouse. J'ai perdu, et le gage était de lui offrir un dîner. Attablés face à Vercingétorix et son cheval, on a refait le match, puis le monde, puis nos vies, jusqu'à ce que le serveur empile les chaises. Il vient de partir travailler en Asie, et je me retrouve avec un appétit tout neuf. Je ne cherche pas forcément un fou de rugby, mais un homme enthousiaste qui sait perdre un pari avec élégance. Une rencontre cougar, pour moi, c'est d'abord une soirée qui file sans qu'on s'en aperçoive. Propose-moi un pari, je relève toujours.
Quand je suis connectéeEn semaine sitôt sortie du centre d'essais, et les samedis où l'ASM ne joue pas à domicile.
Ce qui me plaîtUn match au stade avec une écharpe jaune et bleu, une brasserie bruyante pour le débriefer, puis une nuit beaucoup plus calme et tendre.
Ce que je ne veux pasTout prétendant trop jeune, sous les vingt-cinq ans, reste sans réponse. Je zappe aussi les mauvais perdants et les messages sans humour.