Retraitée de l'Arsenal à Saint-Marc, femme mûre et marine
31 août 2026
Trente-cinq années de ma vie se sont écoulées à l'Arsenal, entre les coques grises et les sirènes de midi. Aux dernières Fêtes maritimes, j'ai embarqué comme bénévole sur un vieux gréement. Un matelot de trente-six ans, patient comme un phare, m'a appris à faire un nœud de chaise sans regarder, puis il m'a fait remarquer que je le faisais mieux que lui. Le soir, sur le quai, nous avons écouté des chants de marins jusqu'à deux heures du matin, emmitouflés dans le même ciré. Il naviguait vers la Norvège le lendemain. Je me suis promis de ne pas attendre quatre ans de plus. Femme mûre et solide, je suis drôle quand la mer est calme, plus encore quand elle ne l'est pas. Je cherche un homme simple, curieux, qui aime le vent. Écris-moi depuis ton port, je tiendrai l'amarre.
Quand je suis connectéeTous les jours ou presque : je suis libre comme l'air depuis ma retraite, sauf le mardi, jour de chorale bretonne.
Ce qui me plaîtUne balade au bord de la Penfeld, un cidre au port, des histoires de mer échangées, puis une soirée au chaud pendant que la pluie tombe.
Ce que je ne veux pasAucun matelot de vingt-quatre ans ou moins ne montera à bord. Je n'accepte pas non plus les mensonges, même petits, même en mer.