Peintre du Tholonet, femme mûre face à la Sainte-Victoire
8 septembre 2026
Voilà vingt ans que la Sainte-Victoire est mon modèle favori, comme d'autres avant moi, et je ne m'en lasse pas. Chaque matin, je pose mon chevalet sur le chemin qui part du Tholonet. En octobre, un randonneur de trente-six ans s'est arrêté derrière moi, a regardé longtemps, puis a déclaré que mon ciel était trop sage. J'ai failli lui lancer mon pinceau. Le lendemain, il est réapparu avec deux cafés et une thermos d'excuses. Nous avons marché jusqu'au barrage Zola, en nous disputant joyeusement sur Cézanne. Femme mûre, je déteste qu'on me contredise, sauf quand c'est bien fait. Je cherche un homme franc, sensible, amoureux de la lumière. Je propose des randonnées, des dîners à l'atelier et des nuits moins sages que mes ciels. Dis-moi ce que tu changerais à mon tableau, je te répondrai pinceau en main.
Quand je suis connectéeLe matin, je peins ; je suis libre l'après-midi et le soir, en semaine comme le week-end, selon la lumière.
Ce qui me plaîtUne randonnée jusqu'à la croix de Provence, un pique-nique dans les pins, des débats passionnés, puis une soirée à l'atelier.
Ce que je ne veux pasLes garçons qui n'ont pas vu passer leurs vingt-cinq ans restent au pied de la montagne, avec les mufles et les donneurs d'ordres.